LE COTON BIOLOGIQUE OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE lors de LA PREMIÈRE CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LE COTON ET LES TEXTILES AU BURKINA FASO


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Vendredi 28 septembre 2018 l’organisation Textile Exchange a lancé sa première table ronde régionale du coton biologique (OCRT en anglais) en Afrique de l’Ouest, tenue à Koudougou, Burkina Faso, en collaboration avec CRS, la Caritas américaine, et USDA, le département de l’agriculture des États Unis, lors du premier Salon International du Coton et du Textile (SICOT). L’ordre du jour de l’OCRT régionale s’articulait autour des idées tirées du récent projet d’étude des opportunités de marché (MOSP) menée par la Change Agency auprès de Textile Exchange (accéder au document de discussion de l’étude de marche via la page Web de l’OCRT régionale). Ces idées ont également été présentées lors d’un panel de discussion pendant la conférence sur “la contribution du coton biologique à la croissance économique des pays africains”. La Coalition Coton bio-équitable de l’Afrique de l’Ouest (CCBE) a également tenu une réunion très instructive juste avant le SICOT, avec la participation et la contribution précieuse d’un large éventail de parties prenants, dont des représentants de nombreux groupes de producteurs concernés. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus.

RÉSULTATS DU PROJET D’ÉTUDE des OPPORTUNITÉS DE MARCHÉ POUR LE COTON BIOLOGIQUE AU BURKINA FASO LANCÉ LORS DE LA PREMIÈRE TABLE RONDE SUR LE COTON BIOLOGIQUE EN AFRIQUE DE L’OUEST

Vendredi 28 septembre 20018 Textile Exchange a lancé sa première table ronde régionale du coton biologique (OCRT en anglais) en Afrique de l’Ouest, tenue à Koudougou, Burkina Faso, en collaboration avec CRS et USDA lors du premier Salon International du Coton et du Textile (SICOT). La réunion a rassemblé plus d’une centaine de participants, dont un grand nombre de producteurs de toute la région ainsi que des représentants de gouvernements, des ONG, des égreneurs, des négociants, des fabricants, des marques et des exportateurs.

L’ordre du jour de l’OCRT régionale s’articulait autour des idées tirées du récent projet d’étude des opportunités de marché (MOSP) menée par Change Agency auprès de Textile Exchange. Le cadre de l’étude de marché est basé sur l’enquête appréciative : poser des questions à une série de parties prenantes impliquées dans le coton en Afrique pour mettre au jour les aspects positifs de la situation et identifier tout obstacle au progrès (voir le document de discussion de l’étude pour plus de détails).

Nous avons eu l’honneur d’accueillir Harouna Kabore, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, pour l’ouverture officielle de l’OCRT régional à Koudougou. Après l’ouverture par la ministre Harouna Kabore, Boubacar Kamisskho, chef de parti de CRS/ RECOLTE, a offert un accueil chaleureux aux participants avant que nous n’entendions également un accueil enregistré de la part de la baronne Young de Hornsey, membre de la Chambre des Lords britannique qui préside le groupe parlementaire multipartite sur l’éthique et le dévelopment durable dans le secteur de la mode (regarder la vidéo à droite pour voir son accueil).

Silvère Tovignan et Liesl Truscott de Textile Exchange ont ensuite présenté la leur organisation et certains de ses principaux travaux sur le coton biologique à ce jour, y compris un aperçu du rapport sur le marché du coton biologique 2018 qui sera publié prochainement.

Sabali Meschi et Simon Cooper de Change Agency ont poursuivi en présentant les principales conclusions de l’étude des opportunités de marche. Un certain nombre d’initiateurs de réflexion ont donné un aperçu de leur expérience sur six des thèmes clés identifiés, notamment des représentants de Ethical Apparel Africa, OBEPAB, le Bureau de la Coopération Suisse, Africa Fashion Guide, CRS, FENABE, FiBL. Les participants ont ensuite formé des petits groupes pour discuter de ce qui pourrait être fait par 1) les marques et les détaillants, 2) les gouvernements et les ONG, et 3) la chaîne d’approvisionnement, afin d’accélérer les progrès dans ces domaines clés. Une sélection des réponses a été transmise au groupe complet pour discussion. Un résumé de ces réponses et des principaux points de discussion sera ajouté au document de discussion de l’étude dans les prochains jours.

POINTS CULMINANTS DE LA VIDÉO – À VENIR

Mettant en vedette les contributions de Harouna Kabore, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, et de hauts responsables de CRS, UNPCB, RECOLTE, Ethical Apparel Africa, Africa Fashion Guide et Textile Exchange, en plus des agricultrices de coton biologique de Taré dans la province de Ziro, cette compilation d’entretiens et de reportages donnera un aperçu unique des possibilités du coton biologique au Burkina Faso et sera présentée en première le 22 octobre 2018 à Milan, en Italie, lors de l’OCRT mondial.

Après l’OCRT mondial, le travail se poursuivra pour mettre en ligne une grande variété d’entretiens de leaders de pensée de l’événement du Burkina Faso dans le prolongement de la série “Out of the Box”, qui a débuté lors de l’OCRT mondial de 2016 à Hambourg. Organisés autour des 6 thèmes qui ont servi de base à la discussion au Burkina Faso, ces entretiens approfondiront des questions telles que l’émancipation des femmes, les opportunités de plus grande valeur ajoutée dans le pays et la nécessité d’une collaboration entre les gouvernements de la région.

Acceuil à l’OCRT régionale enregistré par la baronne Young de Hornsey

Compilation d’entrevues mettant en vedette quatre participants au projet d’établissement de la portée de l’étude d’opportunité de marché

RéUNION DE LA COALITION COTON BIO-eQUITABLE de l’AFRIQUE DE L’OUEST : UN PARTENARIAT INNOVANTS

La Coalition Coton Bio-Équitable d’Afrique de l’Ouest (CCBE), qui a été lancée en décembre dernier, a également tenu une réunion très instructive à Koudougou juste avant le SICOT. L’objectif de cette initiative multipartite est de fournir un accès au marché à des dizaines de milliers de familles d’agriculteurs biologiques de petite-échelle en Afrique de l’Ouest, en particulier au Mali, au Burkina Faso, au Bénin et au Sénégal.

La réunion, qui s’est tenue le mercredi 26 septembre, a rassemblé de nombreux producteurs et autres acteurs clés impliqués dans la CCBE pour présenter leurs points de vue sur les défis actuels et les solutions au sein de l’industrie du coton biologique et équitable en Afrique de l’Ouest. Les 5 piliers de la Coalition ont également été présentés, notamment :  les services aux marchés ; les services d’information ; les services de production ; le cadre institutionnel ; et la valeur ajoutée locale.

L’organisation Textile Exchange est heureuse d’être partenaire de la CCBE et se réjouit de poursuivre cette collaboration.

RENCONTRE AVEC LES PRODUCTEURS DE COTON BIOLOGIQUE PIONNIERS DU BURKINA FASO ET VISITE DU SITE De la PREMIÈRE ÉGRENEUSE DE COTON BIOLOGIQUE D’AFRIQUE DE L’OUEST

Les participants ont eu la chance d’être invités à une visite de terrain organisée par ecos et SICOT sur le site de la première égreneuse de coton biologique d’Afrique de l’Ouest (à côté d’une égreneuse conventionnelle existante). Ils ont aussi pu rencontrer des producteurs de coton biologique et équitable d’une coopérative féminine.

La ferme que nous avons visitée, située dans le village de Taré dans la province de Ziro, appartenait à NAMA Habiba (photo ci-dessus) qui cultive du coton biologique en tant que membre de SA SCOOPS-PCB depuis 2016. Au total, la SA SCOOPS-PCB compte 1 245 producteurs de coton biologique et équitable couvrant quatre provinces, dont 757 femmes. NAMA Habiba nous a expliqué les différents avantages qu’elle voit dans la culture biologique du coton, notamment en lui permettant de payer l’éducation de ses enfants. Elle a également expliqué certains des défis auxquels elle fait face, tel que le transport du fumier.

La nouvelle égreneuse de coton biologique que le groupe a visité, située juste en dehors de Koudougou, est une collaboration entre le projet RECOLTE financé par l’USDA, CRS, UNPCB et SOFITEX. On espère que l’égreneuse sera opérationnelle au début de 2019. L’installation de la plante permettra à l’UNPCB (Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina) de surmonter les obstacles liés à l’égrenage retardé du coton biologique. Ceci, à son tour, encouragera la croissance de la production de coton biologique et du commerce international.